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  • Marie Gautier

On le sait pourtant !

Mis à jour : 16 févr. 2019

Arrêtons-nous si vous le voulez bien sur tout ce que l’on sait qu’il ne faudrait pas faire et que néanmoins nous faisons.


Je pense que nous serons à peu près tous d’accord si j’en crois les traditionnels vœux que nous échangeons en début d’année, sur le fait que la #SANTE est un élément essentiel du bonheur. Nous nous la souhaitons à tour de bras et ceux qui en sont privés savent combien elle est précieuse.


Naître malade ou pas ? la première injustice.

Naître malade ou handicapé est quelque chose de terrible.


A ceux qui me lisent et qui ne sont pas dans cette situation d’un corps torturé, je vais demander une attention et une réflexion aussi profonde et honnête que possible.




Pouvons-nous ensemble affirmer que


- Se lever chaque matin

- Se tenir debout et marcher

- Voir et entendre

- Respirer de façon autonome


Sont des atouts maîtres dans le jeu de nos vies ?


Si nous sommes d’accord, continuez votre lecture.


Nous savons que notre corps ne peut pas être maintenu en bon état de fonctionnement si nous lui injectons des substances dangereuses. La science en dresse d’ailleurs une liste qui s’allonge à vue d’œil.


Nous savons que si malgré tout, nous continuons à le traiter comme le cadet de nos soucis, il va opposer :


  • D’abord une résistance en diffusant des signaux d’alerte (souvent bienveillants) «Attention, je te préviens, si tu continues ça va mal aller !»

  • Puis de sévères punitions «Je te l’avais dit, j’ai été patient mais tu vas souffrir quelques jours et pas la peine de te plaindre.»,

  • Enfin des messages désespérés qui ressemblent à une démission : «Je ne peux plus rien pour toi, tu m’as fait trop de mal, désolé ! ».


Analysons les raisons qui nous poussent à enfreindre les lois du respect et à malmener notre structure physique, qui a déjà son lot de problèmes.

Nous sommes déjà soumis en fonction du pays où l'on vit, à des éléments extérieurs sur lesquels il nous est quasi impossible d’agir (pollution de l’air et de l’eau, chocs émotionnels, guerres et conflits, famines, extrême précarité, violence…).




Les petits diablotins qui viennent planter leurs fourches dans nos têtes avant de s’installer dans nos corps, prennent des formes diverses, subtilement séduisantes, divinement tentantes, parfaitement «addictantes», terriblement pratiques. Ils se déguisent en gras-sucrés-salés-exhaustés-traités-pollués, en faiseur de nirvana, d’extase, de toute-puissance…


Je vous propose une liste non-exhaustive, des principales motivations qui poussent le seul représentant de l’ordre des mammifères à agir contre ses intérêts.


1) Le plaisir


C’est sans doute l’élément le plus simple et le plus difficile à appréhender. Il bénéficie d’une cote d’amour sans bornes et nous y succombons dès notre plus tendre enfance, récompensés que nous sommes bien souvent d’un bonbon ou d’un gâteau au lieu d’une pomme ou d’un morceau de concombre. Bah quoi, c’est très bon le concombre !


Le #plaisir est d’autant plus insidieux qu'il est populaire et addictif. Essaie-t-on de le considérer comme éphémère et exceptionnel qu'il finit toujours par revenir. Il vampirise notre mental qui ne demande que ça : cette tablette de chocolat ne peut pas rester entamée, ce paquet de cigarettes doit être terminé, cette bouteille de Champagne sera éventée demain.


Le plaisir ne s’arrête jamais, tout comme le désir.


2) L’addiction


Nous ne sommes absolument pas égaux sur ce point. C’est vous l’estimerez peut-être d’une injustice totale, mais c’est ainsi. (Lisez cet article de Catherine Le Moine, Directrice de Recherche aux CNRS).


L’#addiction et la #dépendance poussent l’individu à consommer à forte dose quelque chose qui va petit-à-petit le détruire. C’est un désordre comportemental que l’on ne trouve absolument pas dans d’autres espèces animales (j’ai bien cherché, mais peut-être pas assez).


Comment en arrivons-nous à avaler, s’injecter, fumer, respirer dans des proportions déraisonnables un produit que l’on sait dangereux, voire mortel ?


Nous les connaissons toutes ces substances, toxiques à haute dose : #alcool, #drogue, #médicaments, #tabac, caféine, sucre …


3) La consolation


Qui n’a jamais pris un p’tit truc pour se remonter le moral. Un coup de blues, une journée difficile au travail, une dispute ou un événement plus grave, un chagrin d’amour, une perte d’emploi.



On a souvent plein de raisons, d’excuses et d’occasions de consommer quelque chose en excès : oublier, faire passer la pilule ou se donner du courage, vivre un intense moment de folie,…


4) L’illusion


Les drogues (et l’alcool à un degré moindre) sont les championnes. Elles nous laissent à penser que seul, nous n’arriverons pas à connaître des états aussi intenses que ceux qu’elles nous procurent mais qu’elles nous reprennent très vite.

Elles nous font croire que nous sommes puissants, heureux, intelligents, courageux, drôles, séduisants… elles nous donnent l’illusion d’être quelqu’un, ce qui sous-entend que sans elles, nous ne sommes pas grand-chose. Ce qui en soit est assez terrifiant !


5) La paresse


C’est une des raisons qui me plaît, car elle me semble pouvoir être éradiquée un peu plus facilement que les autres.


Dommage, c'est beau des légumes frais !

Flemme de cuisiner, de faire un peu d’exercice, de prendre soin de son corps en utilisant moins de produits mais de meilleure qualité, …

On retrouve un alliage bien connu entre le plaisir instantané et la paresse qui unissent leurs forces contre l’effort que nécessitent la préparation d’un plat « maison » ou l’organisation d’une balade en forêt.


6) La punition


Comme nous prenons parfois un malin plaisir à enfoncer le clou dans une situation déjà compliquée où l’on n’est pas fier de soi !

Comme si l’affaire n’était déjà pas assez complexe, nous en rajoutons pour bien se punir, bien se mortifier.

Se punir peut être un acte passager, on se laisse aller quelques temps seulement. Ou l’on va au bout du bout, parfois jusqu’à la descente aux enfers.


7) La peur


Je pense plus particulièrement à la #peur de la #maladie et de la souffrance qui nous pousse parfois à envisager des prises de médicaments de façon préventive alors que notre corps dispose d’un pouvoir d’auto-guérison fantastique.

Quelques éternuements, une toux un peu suspecte, une température un peu trop élevée et nous voilà en panique totale. Nous ne laissons même pas à notre organisme deux ou trois jours de chance. S’il ne met pas en route dans la demi-heure les antidotes adaptés, on file très, très, très vite, chez le pharmacien ou le médecin.


Non merci. Enough is enough.


Je trouve que nous avons beaucoup de mérite, de courage, de volonté pour tenter de résister à tout ça. Et ceux qui y parviennent sont admirables.





Tout est fait pour que nous chutions : la production, la communication, la diffusion, le formatage des tendances comportementales à la mode, le rythme de nos vies, ce que l’on attend de nous, les challenges que l’on nous fixe et les batailles que nous nous sentons contraints de livrer si nous voulons intégrer le fonctionnement de notre époque et de nos sociétés.


Résister, rester libre et perspicace, pas si simple.

Bravo à ceux qui résistent.

Chapeau à ceux qui ont pris le temps de porter attention aux non-sens et aux incompatibilités.


Quand on a 20, 30, 40 ans, on brûle sa vie par les deux bouts. Parfois on se dit « Je m’en fiche de mourir jeune, j’en profite au moins. »


Quand on a 50, 60, 70 ans et plus et que l’on récolte ce que nos gestes et nos plaisirs du passé ont semé, on ne se dit rien, parce que regretter ses #excès ne sert à rien et que les trois quarts du temps, on les a oubliés.


NOUS les avons oubliés, mais pas NOTRE CORPS.




Il est abîmé, fatigué, usé et nous déléguons son maintien à des tiers, qui à l’image des mécaniciens et des carrossiers vont faire ce qu’ils peuvent pour remettre la machine en route.


Pour Maxime S. avec toute mon affection.


Vous êtes d’accord pour répondre à quelques questions ?


- Que faites-vous qui nuit à votre santé ?

- Que ne faites-vous pas et que vous devriez faire pour que votre corps soit fier de vous ?

- Quelle est parmi les sept raisons que j’ai énumérées, celle qui semble vous aller comme un gant ?

- Qu’êtes-vous prêt à concéder, à éliminer ou à modifier dans votre comportement pour que votre corps vous remercie et coopère avec plaisir à votre bonne santé ?


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MARIE GAUTIER THÉRAPEUTE

PARIS

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